Juliette Jouannais

Rouge_et_noir_gouache_sur_papier_découpé,_plié_30_x_48_x_8_cm_2005.jpg
Rosace_bleu_nuit__120_x_80_cm__-__Chimère_intérieur_rose__acrylique_sur_pvc,_250
Le papillon  acrylique et feutre sur pvc, sangles, 210 x 290 x 140 cm  2012.jpg
L'arbre_noir__acrylique_sur_papier_découpé_150_x_150_cm_2010.jpg
La pieuvre et le papillon  2013  Galerie Julio Gonzalez   Arcueil 94.jpg
Jaune_vif__acrylique_recto-verso_sur_papier_découpé,___150_x150_cm__2010.jpg
Étolle,_Gouache_sur_papier_découpé,_160_x_25_cm_2005.jpg
Cône__céramique_35_x_50_cm_2009.jpg
Buisson_faïence_25_x_27_x_27_cm_2010.jpg
Blanche__pvc_75_x_200_x_250_cm_-__Orientâle_rose_-_orangé__acrylique_sur_papier_
Aimant__gouache_sur_papier_découpé,_plié_35_x_50_x_8_cm_2005.jpg

 

Juliette Jouannais est à la fois peintre et sculpteur. Chez elle, le motif dérive vers un entrelacs de lignes et de plans qui sont unifiés par la couleur, quand elle est travaillée sur le mode du monochrome ou, au contraire diffractée dans les plis de la polychromie. Dans tous les cas, nous sommes dans le trouble d’une visions fragmentée et déstabilisée par le frémissement des pleins et des vides, le tremblé des formes et les arborescences de la couleur. Allant du plan au volume, ses reliefs serpentent dans un mouvement gracile où le trait se marie à la forme et au plan pour faire surgir un ressenti du monde qui en serait l’éblouissement à la lumière de la vision. Et l’absorption par le champ coloré.

Philippe Cyroulnik

Directeur du Centre D'Art Contemporain de Montbéliard

 

 

Pour Juliette Jouannais, le travail de papier découpé est une déclinaison du dessin, mode d’expression qui traverse toutes ses recherches plastiques. A cette manière de toujours « chercher la structure des choses » s’ajoute un souci sculptural, celui du vide et du plein, du dedans-dehors, que l’on retrouve aussi bien dans ses pièces de céramique que dans ses séries de papiers en volume. Son travail dégage une véritable « lumière intérieure », une aura visuelle, dans ce jeu de double-faces polychrome/monochrome, qu’elle montre ou choisit de cacher. Car dans les papiers gouachés de Juliette Jouannais se jouent bien des ambivalences : derrière la poésie sourde de ses dentelles, une présence quasi-organique, plus inquiétante qu’il n’y parait, dans ses enchevêtrements intimes, des non-dits et des secrets, sous l’entrelacs de couleurs délicates, la certitude que ce qui est à voir n’est jamais donné.

Marie Deparis

Historienne et critique d'art

 

Atelier/Residence

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